vendredi 22 mars 2024

Dimanche 25 février 2024 - Conférence / Concert "Jacques Offenbach, une vie de héros"

 Les Offenbachiades du Sud vous ont présenté
Dimanche 25 février 2024
un concert/conférence Jacques Offenbach
"Une vie de héros"
 
Une petite précision préalable s’impose. Le titre de ce concert a été inspiré à Jean-Christophe Keck par Richard Strauss qui disait : Je voudrais être l’Offenbach du XXème siècle alors qu’il écrivait sa pièce «Une vie de héros».
 
 
Dès lors, il n’était guère aisé de se lancer dans le résumé d’une telle entreprise conférencière sur «une vie de héros» d’un tel personnage par un conférencier, «habité» depuis des années par l’âme d’Offenbach : violoncelliste et compositeur de musique de chambre, chef d’orchestre de la Comédie Française, symphoniste, compositeur d’opéras-comiques, de musique sacrée, d’une centaine d’ouvrages lyriques jusqu’à ses derniers instants avec l’œuvre de sa vie «Les Contes d’Hoffmann».
 


A partir du moment où l’on prononce le nom d’Offenbach, ce qui vient à l’esprit des gens, ce sont les opérettes, le french-cancan (créé au Moulin Rouge des années après sa mort) et puérilités de toute sorte. On ne le considère souvent et sans discernement, que comme l’amuseur du pouvoir impérial ou l’auteur de fadaises mélodiques ou le faiseur de musique facile, images longtemps véhiculées à tort sur un personnage souvent présenté comme tel, mais qui donne libre cours à sa créativité débordante qui en surprend beaucoup !
 



Ainsi, ce serait admettre une totale méconnaissance d’un authentique génie musical à la fois violoncelliste virtuose et génial compositeur fécond dans la diversité de ses compositions tant par leur genre que par leur qualité et leur succès dont Jean-Christophe nous a fait découvrir ou redécouvrir l’enfance et la jeunesse. Mais avant d’être le compositeur d’opéras-bouffes à succès qui a gravé son nom au Panthéon des musiciens les plus célèbres, le jeune Offenbach dut se battre pour se faire connaître. Entre salons mondains, bals parisiens et châteaux campagnards, c’est pour son violoncelle, pour le piano ou la voix de la maîtresse de maison et sa fille, ou encore pour le Jardin turc que notre maestro composa tant de pièces charmantes que l’on redécouvrent enfin !
 

Au préalable, notre cicérone a brièvement rappelé tout particulièrement les difficultés rencontrées par le jeune Offenbach dès son arrivée à Paris (1835/1850) pour se faire connaître, avant de poursuivre par une seconde période de sa vie (1850/1880) où il connut plusieurs succès, période qu’Alphonse Daudet appelait l'Offenbachiade...
 

Conférencier expérimenté, amateurs d’anecdotes à raconter, Jean-Christophe Keck a eu le mérite de faire découvrir à l’auditoire, tout le talent et le génie de ce compositeur aux multiples facettes, qu’il s’agisse de la composition musicale en elle-même et de l’orchestration, qu’il s’agisse de la qualité de ses librettistes et la direction des artistes, musiciens et chanteurs, qu’il s’agisse de la maîtrise de la scène, des décors et des techniciens de plateau, qu’il s’agisse de l’administration de ses théâtres et de la gestion de la communication, etc.
 

Au-delà de ces capacités et quel que soit le résultat de ses entreprises, Jacques Offenbach a toujours su faire face à l’adversité en interpelant sa créativité musicale pour resurgir là où d’aucun ne l’attendait pas, que ce soit lors de rares échecs ou de ses déboire avec la censure, qui octroie ou refuse les autorisations, qu’il a souvent avec bonheur et intelligence contournée ! Malgré ou à cause de ses relations plutôt «privilégiées» avec le pouvoir politique en place, il n’était ni soumis ni dans la flagornerie et qu’il n’hésitait pas, par la satire et un environnement scénique particulier ou des paroles et des mots habilement sélectionnés et ordonnés, à brocarder tous les travers et les excès de la société du Second Empire.
 


Cette promenade musicale savamment commentée, ponctuée d’extraits d’œuvres (dont on retrouvera la liste en fin de propos) du «Mozart des Champs Élysées», comme se plaisait à le surnommer Rossini, orchestrée par un Jean-Christophe très inspiré accompagné avec bonheur par nos trois talentueux et magnifiques artistes - Louise Pingeot, soprano ; Fernando Lima, violoncelle ; Diego Mingolla, piano ; Jean-Christophe Keck, accordéon - fut suivie avec attention par un public curieux d’en apprendre davantage, d’en savoir un peu plus sur ce compositeur de génie du XIXème siècle.
 

Dès lors, il fut difficile voire impossible de détailler le contenu de cette conférence sur ce personnage hors du commun tant les thèmes abordés furent toujours en lien avec sa musique (les succès - ou demi -, les échecs : Les Fées du Rhin, Barkouf, La Diva, Robinson) ; son quatuor - formé avec Meilhac, Halévy, Schneider ; ses théâtres : Le Théâtre des Variétés, Les Bouffes Parisiens ; ses voyages : Vienne, l’Europe, Étretat, Les États-Unis, etc. ; et sa vie : Offenbach et le pouvoir, le Duc de Morny (parrain de son fils), vérités et légendes…
 

De très nombreux extraits ont émaillé les commentaires, anecdotes et autres confidences de notre conférencier, ponctués par de nombreuses salves d’applaudissements et de multiples «bravos»… Pour la densité de ton propos et les qualités vocales et instrumentales de nos artistes, un immense merci à Louise, Fernando, Diego et  Jean-Christophe...

01 Fantaisie sur les Noces de Figaro
02 Les perles du Bengale
03 A toi, romance – Numa Armand
04 Musette
05 Im grünen Mai, mélodie en allemand
06 La Chanson de Fortunio, chanson
07 Les Deux aveugles, ouverture extrait 
09 Orphée aux enfers, galop infernal
10 Orphée aux enfers, hymne à Bacchus 
11 La Belle Hélène, ouverture extrait
12 La Belle Hélène, invocation à Vénus
13 Rêverie au bord de la mer 
14 La Vie parisienne, ouverture extrait 
15 La Vie parisienne, couplets de la veuve du colonel
16 La Grande Duchesse de Gerolstein, air du sabre
17 Les Brigands, couplet de Fiorella «Au chapeau je porte une aigrette»
18 Les Larmes de Jacqueline
19 Fantasio, ballade à la lune - version de Vienne -
20 La Fille du tambour-major, couplets «Petit français»
21 Les Contes d’Hoffmann barcarolle
Bis - BaTaClan : romance «J’étais aimable et charmante»

Continue à nous régaler en nous faisant partager
ta passion pour ce génial compositeur,
et continue de nous faire découvrir
des œuvres oubliées et retrouvées par la 
pugnacité dans tes recherches.
 
             Photos : Daniel Daurelle                     Site : offenbachetsesamis.com

lundi 19 février 2024

Dimanche 25 février 2024 - Conférence concert "Jacques Offenbach, une vie de héros"

 Les Offenbachiades du Sud présentent

 
Chers amis mélomanes,
 
"Je voudrais être l'Offenbach du vingtième siècle". Ces mots furent écrits par le grand compositeur allemand Richard Strauss (1864 - 1949). Outre son célèbre Ainsi parlait Zarathoustra, le père de la Symphonie alpestre a composé de nombreux poèmes symphoniques, dont Une vie de héros. Quand on regarde la carrière de Jacques Offenbach (1819 - 1880), musicien issu d'une famille des plus modestes, et devenu pourtant un des compositeurs les plus célèbres de son temps, c'est bien une vie de héros qu'a traversée notre cher Jacques. Cette vie, j'ai voulu vous la raconter avec l'aide de trois artistes fameux, maintes fois applaudis par notre public briançonnais : la soprano Louise Pingeot, le violoncelliste Fernando Lima et le pianiste Diego Mingolla. Soixante ans d'une vie incroyablement productive et tumultueuse que nous partagerons avec vous le temps d'un concert commenté. Outre de nombreuses anecdotes, vous y retrouverez les airs d'opéras et d'opérettes les plus connus, mais aussi bien des perles rares à découvrir. A très bientôt en compagnie de nos amis musiciens et de notre cher Offenbach.
 
Jean-Christophe Keck, directeur musical.
 
 

Concert du Nouvel An du 28 janvier 2024 avec l'Orchestre de Chambre "Les Folies Concertantes"

Les Offenbachiades du Sud vous ont présenté
Dimanche 28 janvier 2024
Concert du Nouvel An
avec 
l'Orchestre de Chambres des Hautes-Alpes
"Les Folies Concertantes"

Après les remerciements habituels, rien de mieux, pour ouvrir ce concert du Nouvel An et commencer une nouvelle année musicale, qu’une ouverture de Johann Strauss, et quelle ouverture... celle de la Chauve-souris ! Cette ouverture reste en tout cas une des pièces les plus belles et les plus délicates que ne rechignent pas à jouer les plus grands orchestres du monde.

Johann Strauss : La Chauve-souris, ouverture

 


Autre ouverture, tout aussi célèbre avec La Vie parisienne d’Offenbach. Une ouverture de concert écrite par le compositeur justement pour la reprise viennoise de ce chef d’œuvre de l’opéra-bouffe. Comme pour la Chauve-souris, il s’agit d’une ouverture pot-pourri qui reprend les plus fameux airs de l’ouvrage.
Jacques Offenbach : La Vie parisienne, ouverture.
 

De plus, ce concert a voulu rassembler quelques unes des plus jolies pièces de musique dites légères jouées au cours de ces quinze années de no »s Offenbachiades. Émile Waldteufel surnommé le Strauss français y figure en bonne place bien entendu. Jean-Christophe rappelant que c’est à Briançon qu’il fut le plus honoré en 2015, commémorant ainsi les 20 ans de son décès. Son œuvre dansante colossale représente plusieurs centaines d’opus dont voici une de ces plus jolies valses. 
Émile Waldteufel : Très jolie, suite de valses
 

Après la valse, place à la danse folklorique ou danse traditionnelle d’après des thèmes populaires hongrois composée par Johannes Brahms. L'intérêt de Brahms pour la musique tzigane fut très précoce car il accompagna un violoniste hongrois à travers toute l'Allemagne, qui l'initia à la musique de son pays. Les vingt et une danses hongroises qui furent composées tout d’abord pour piano à quatre mains ne comportent pas de numéro d'opus, le compositeur ne les considérant pas comme des œuvres originales, mais de simples adaptations. Seules la première, la troisième et la dixième furent orchestrées par Johannes Brahms lui-même. Tout l’âme de la Hongrie est dans cette musique, entre joie et profonde tristesse.
Johannes Brahms : Danse hongroise n° 1
 

Une autre suite de valse avec Émile Waldteufel dont une de ses plus belles suites et une de ses toutes dernières compositions. Que de qualités rassemblées dans ses mélodies belles et envoutantes, la richesse de l'instrumentation…
Émile Waldteufel : Acclamation, suite de valses
 
 
 «Sur un marché persan» est certainement le poème symphonique le plus connu du compositeur anglais Albert Ketelbey, objet de nombreuses adaptations, plus au moins heureuses... Dès lors, poursuit notre cicérone, les musiciens vont être sollicités non seulement pour jouer de leur instrument mais également pour être, après l’entrée des chameliers et la démarche majestueuse de leurs montures, la voix des mendiants demandant l'aumône «Bakshish bakshish Allah, empshi empshi», suivi de la danse lascive de la belle princesse, un numéro de jongleurs, et des charmeurs de serpents dans le tapage du marché, le passage solennel du Calife visitant le marché annoncé par les trompettes, de nouveau le chant des mendiants, la danse de la princesse et la caravane des chameliers qui s'éloigne, figurant le marché qui se vide peu à peu au soleil couchant.
Albert Ketelbey : Sur un marché persan
 

Et maintenant, place à la polka avec une des plus charmantes composée par notre ami Waldteufel. Elle porte d’ailleurs deux titres différents selon qu’elle s’adresse au public français ou anglais : à Paris on l’appelait La cinquantaine et à Londres The Gay Paris, le joyeux Paris. Une musique puissante, bien fringante et toute en légèreté, tout le portrait du joyeux quinquagénaire.
Émile Waldteufel : La Cinquantaine
 

Retour à Albert Ketelbey et à sa «musique à programme»… Après le marché, nous nous retrouvons dans les jardins d’un monastère, au milieu de cette ambiance calme, chaleureuse et sereine où l'on voit défiler des moines ; on entend le chant du rossignol, les moines qui chantent le kyrie accompagné par l’harmonium. Bien que nos musiciens ne soient pas des moines, précise Jean-Christophe, ils ont bien voulu chanter ce kyrie, du moins ceux qui ne soufflent pas dans leur instrument !C'est aussi la première pièce que j'ai jouée avec l'harmonie municipale de Briançon en 1972, sous la direction de Claude Joly qui a su me donner le goût de la musique d'ensemble.
Albert Ketelbey : Dans les jardins d’un monastère
 

Afin que notre concert du nouvel an soit aussi un bel hommage à la musique française si riche et si colorée, c’est pourquoi contrairement au concert annuel donné à la Musik Verein de Vienne, notre maestro a privilégié Waldteufel à Strauss. Voici encore une des plus belles valses de notre compatriote alsacien. Elle s’intitule Retour du printemps, une pièce très curieuse ou alternant un thème principal des plus tristes et même glaçant, une musique tout à fait hivernale, alternant avec des épisodes printaniers plein de légèreté et de gaité ; il l’attendait avec impatience ce retour du printemps.
Émile Waldteufel : Le retour du printemps, suite de valses
 

Franz Schubert a un des catalogues les plus volumineux de l’histoire de la musique et pourtant il est mort à 31 ans. Sa Marche militaire pour piano à 4 mains est très connue mais ce n’est pas lui qui l’a orchestrée. Franz Liszt en a même écrit une paraphrase des plus brillantes d’autant qu’il existe pléthore d’orchestrations et Jean-Christophe en a testé quelques-unes. Celle qui est présentée ce soir fut réalisée par un dénommé Moses (compositeur et arrangeur américain) et date de la fin du 19ème siècle et c’est pour lui la meilleure et celle qu’il cherchait depuis longtemps, la plus légère, la plus Schubertienne.
Franz Schubert et Théodore Moses : Marche militaire n° 1
 

La fin du concert approchant et comme au feu d’artifice, il convient de lancer le bouquet final avec une pièce aussi virtuose qu’énergisante. Pour ce faire, retournons en Bohème avec cet extrait de la Fiancée vendue de Bedrich Smetana, pauvre Smetana qui est mort complètent sourd et déprimé, tout comme Gabriel Fauré et Beethoven bien entendu. Smetana vouait une véritable admiration à Offenbach et voulait justement être le chef de fil de l’opérette hongroise ; c’est ce qu’il tenta de faire avec cet composition. Mais le succès ne fut pas aussi durable que celui de la Belle Hélène ou la Vie parisienne, si ce n’est cette Danse des comédiens qui est toujours jouée par les plus grands orchestres un peu partout dans le monde.
Smetana : La Fiancée vendue, danse des comédiens
 
 
Pour terminer, et après quelques notes, Jean-Christophe Keck et l’ensemble des musiciens présentèrent leurs meilleurs vœux de Bonne et Heureuse Année sous les applaudissement d’un auditoire plus que jamais conquis par cette belle musique… avant de conclure ce concert avec Le Beau Danube bleu de Johann Strauss et La Marche de Radetski scandée par les applaudissements du public, comme le veut la tradition viennoise...
 




 
 



















Sous la direction de notre maestro Jean-Christophe Keck et présentateur, l'Orchestre Les Folies Concertantes était composé de : Simone Prozzo, flûte - Elena Miglietta, hautbois - Flavio Lodi, clarinette - Paola Sales, basson - Marina Martianova, violon 1 - Massimiliano Gilli, violon 2 - Luca Pinardi, alto - Fernando Lima, violoncelle - Umberto Salvetti, contrebasse - Franck Pantin, piano.

Photos : Daniel Daurelle                                 www.offenbachetsesamis.com

PROCHAIN RENDEZ-VOUS

Dimanche 25 février 2024 - 18h
 
Circus Casino de Briançon

lundi 15 janvier 2024

Dimanche 28 janvier 2024 - Concert du Nouvel An avec l'Orchestre de Chambre "Les Folies Concertantes"

Les Offenbachiades du Sud présentent


Chers Amis mélomanes
 
Bonne Année ! 
 
Nous vous attendons toujours aussi nombreux
pour ce premier concert des
Offenbachiades du Briançonnais.
 
Un concert placé sous le signe de la joie et de la bonne humeur pour fêter ensemble l'année nouvelle.
 
Venus de l'Europe entière, Johannes Brahms, Albert Ketelbey, Franz Schubert, Bedrich Smetana, Edward Elgar, Émile Waldteufel, Jacques Offenbach,
et bien entendu Johann Strauss
nous guideront dans cette farandole, entre ouvertures, polkas et valses.
 
L'orchestre Les Folies Concertantes nous
entraînera dans une ambiance de fête
pour commencer de la meilleure façon
cette nouvelle année.
 
Jean-Christophe Keck, directeur musical

samedi 6 janvier 2024

Concert de Noël du 17 décembre 2023 : Aurélie Ligerot, soprano, l'orchestre Vauban et Jean-Christophe Keck


Les Offenbachiades du Sud nous ont présentés
Dimanche 17 décembre 2023, leur concert de Noël
Salle Saint-Paul à Villard St Pancrace
Aurélie Ligerot, soprano et l'orchestre Vauban
avec
 
Martina Martianova, 1er violon - Giulia Subba, violon 2 - Luca Pinardi, alto - Fernando Lima, violoncelle - Umberto Salvetti, contrebasse - Diego Mingolla, piano
et
 Jean-Christophe Keck, direction et accordéon
 
Entrée des musiciens et Jean-Christophe Keck qui, une fois installés, débute ce concert de Noël avec une œuvre que tout le monde a reconnue (en français Douce Nuit) : 
Franz-Xaver Gruber : Stille Nacht 
 
 
Puis après les remerciements d’usage, il insiste sur le sens de l’accueil des élus de la Mairie de Villard, en particulier de son Maire. Il rappelle que pendant le Covid, de belles choses ont pu être réalisées dans cette salle malgré l’ambiance particulière, grâce à la mise à disposition de cette salle.
 
De plus, un vin chaud traditionnel sera offert à l’issue de ce concert
comme chaque année un concert.
 
 
Concert de Noël, concert méditatif, chaleureux est plutôt reposant au milieu du stress de notre monde brutal et agressif, précise-t’il. Aurélie Ligerot, soprano nouvelle interprète de talent à Briançon sera accueillie comme il se doit par notre public mélomane, dont chacun pourra retrouver le parcours et d’autres prestations sur Internet.

Qui dit Concert de Noël dit musique sacrée, et de la plus joyeuse des façons pour commencer avec un "virevoltant tube" composé par Wolfgang Amadeus Mozart : Exultate Jubilate, Alléluia.... On commence fort !

 


Après la joie de Mozart, le recueillement de Bach, avec un de ses plus beaux chorals pour orgue (version pour accordéon, cordes et orgue réalisée par notre maestro) «Aie pitié de moi, ô Seigneur Dieu».
Johann Sebastian Bach : Erbarm dich mein, ô Herre Gott
 


Retour au divin Mozart avec un de ses plus beaux chants religieux tiré des Vêpres du confesseur : Laudate Dominum omnes gentes, «Louez le Seigneur tous les hommes» ; Laudate Dominum omnes populi, «Louez le Seigneur tous les peuples». Une version où les cordes remplacent le chœur d’origine, mais nous n’aurions pas eu de place pour le faire tenir sur scène.
Wolfgang Amadeus Mozart : Laudate Dominum
 
 
Corelli «le musicien riche» du 18ème siècle issu d’un milieu aisé, soutenu par de puissants romains, collectionneur de tableaux… une œuvre peu prolixe (une dizaine d'opus tout au plus) mais de grande qualité. Il n’avait pas besoin de composer pour vivre… Un de ses concerto les plus connu, celui pour la nuit de Noël avec une alternance de mouvement lents et rapides. Avec trois parties particulièrement virtuoses, les deux violons et le violoncelle qui tiennent les parties de solistes et qui dialogues entre eux, accompagnés par l’alto, le clavecin et la contrebasse. Le concerto se termine par une pastorale évoquant les bergers devant la crèche.
Arcangello Corelli : Concerto pour la nuit de Noël
 

Histoire de l’Ave Maria, une œuvre collective : "Prélude Bach, improvisation notée, puis son beau-père, Pierre Zimmermann en fait une version pour violon et chœurs, puis une méditation pour violon, violoncelle et piano, et enfin y ajoute le texte latin de l’Ave Maria" Le résultat est magnifique et avec celui de Schubert, c’est toujours l’Ave Maria le plus joué au monde.
Charles Gounod : Ave Maria
 
 
Une mélodie peu connue de Gabriel Fauré composée en 1886, mais qui s’intègre parfaitement à notre concert, puisqu’elle est écrite sur un poème de Victor Wilder intitulé Noël. Une jolie ambiance faite de sons de cloches, de mystère et de scintillements d’étoiles.
Gabriel Fauré : Noël
 

Autre mélodie de Fauré plus connue qu’apprécie particulièrement Jean-Christophe, En prière, sur un poème de Stéphan Bordèse, c’est une pièce d’une grande pureté et d’une touchante simplicité que j’ai demandé à Aurélie d’intégrer dans notre programme accompagnée au piano par notre ami Diego Mingolla.
Gabriel Fauré : En prière
 

Dans quelques jours, ce sera l’hiver, mais à Briançon il est déjà là depuis quelques temps... Alors il nous fait rêver que nous sommes devant un feu qui crépite dans la cheminée, en écoute Marina Martianova qui nous interprète cet extrait du célèbre concerto de Vivaldi tiré des Quatre saisons.
Antonio Vivaldi : L’hiver, adagio
 

Richard Strauss, rien à voir avec Johann, disait «je voudrais être l’Offenbach du 20ème siècle». Wiegenlied : Chanson du berceau - Berceuse sur un poème de Richard Dehmel et aussi une prouesse pour notre pianiste. Notre cicerone nous récite le texte en Français, reproduit ci-après :
«Rêve, rêve, ma douce, ma vie,
du ciel qui apporte les fleurs ;
les fleurs y scintillent, elles vivent
de la chanson que chante ta mère.
Rêve, rêve, bourgeon né de mon anxiété,
du jour où la fleur s'est déployée ;
de ce matin brillant de fleurs,
quand ton âme s'est ouverte au monde.
Rêve, rêve, fleur de mon amour,
du silencieux, de la nuit sacrée,
quand la fleur de son amour
fait de ce monde mon paradis»

Richard Strauss : Wiegenlied
 


Pas de concert briançonnais sans une petite danse de notre compatriote Émile Waldteufel et pas de concert de Noël sans arbre de Noël souligne-t’il.
Émile Waldteufel : L’Arbre de Noël, polka
 

Pour finir ce concert, une page particulièrement festive et bien connue des amis de l’art lyrique, une valse tirée de la Chauve-souris (1874) de Johann Strauss. L’Histoire de la Chauve-Souris se situe à Vienne et se déroule pendant une nuit de folie. Elle raconte la vengeance minutieusement organisée du Dr Falke envers son ami Gabriel von Esenstein, qui l’a contraint, au retour d’un bal costumé, à traverser la ville déguisé en chauve-souris. Durant une soirée costumée chez le prince Orlowski, la servante Adèle s’est déguisée en dame du monde et son maitre, lui-même déguisé en marquis, croit la reconnaître. La réponse de la dame sera cinglante et moqueuse, et ce soir chantée en langue originale, c’est à dire en allemand.
Johann Strauss : Die Fledermaus, couplets d’Adèle
 

Bis : après notre précédent compositeur fétiche, Émile Waldteufel, un extrait de l’opérette composée par Jacques Offenbach, autre compositeur fétiche - Les Brigands : couplets de Fiorella (fille de Falsacapa, le chef de Brigands) et cela dans le respect de la tradition Offenbachienne de nos concerts.
 
 
Ter : extrait d’une composition musicale de Kurt Noack que certains mélomanes présents ce soir, ont découvert à l’occasion d’un précédent concert «Heinzelmänchen Wachtparade»

 
Et à la demande de notre invitée, un petit rappel musical pour saluer et remercier l’accueil chaleureux du public briançonnais et de tous les artistes pour clore ce magnifique Concert de Noël.
 


Applaudissements nourris d’un public comblé et sous le charme de notre nouvelle soliste Aurélie Ligerot, soprano de talent et comédienne qui seront suivis d’une ovation à l’issue du Bis et du Ter que notre maestro a réservé à son fidèle public, dès avant le vin chaud qui sera servi pour affronter les rigueurs de l’hiver…
 
 
Bonne et Heureuse Année 2024

Rendez-vous
Dimanche 28 janvier 2024 à 18h
Circus Casino
BRIANÇON
Photos : Daniel Daurelle
www.offenbachetsesamis.com